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dimanche 27 octobre 2013

Agonie parisienne

J'aime bien le Metal, son contact froid contre ma peau, ses bords tranchants... heu... non, je veux dire, j'aime bien l'autre Metal, la musique (ou bruit, selon les personnes à la sensibilité musicale réduite). Plus précisement, j'aime bien toutes sortes de Metal  principalement le Black et le Death, le Folk aussi, les vieux trucs comme le Trash, j'adore les trucs expérimentaux, enfin voilà, un peu tout quoi ; tant que c'est du Metal.

Non, parce que j'ai toujours été clair sur un point : je n'écoute pas de Hardcore, ni de Nu Metal, ou je ne sais quel truc ayant un quelconque rapport avec le Punk, ni de près, ni de loin. Notamment, je n'écoute pas non plus de Metalcore, Mathcore ou Deathcore, rien avec « core » dedans en somme.

Sauf exceptions... pas mal d'exceptions en fait, parce qu'en fait les courants et sous-courants musicaux dans le Metal, on s'en fout, c'est de la merdre toutes ces classifications (remarquez que j'aime dire une chose et son contraire à deux phrases d'intervalle, c'est pour tromper l'ennemi). Ce qui compte, ce sont les bons groupes. Et au final, dans les *core, il y a un paquet de bons groupes : notamment Protest The Hero, Iwrestedabearonce, Rolo Tomassi pour en citer quelques uns et puis, surtout, The Agonist.

The Agonist, ils sont cools. Ils ont de bons morceaux, une chanteuse qui fait à la fois la belle et la bête et qui le fait bien. Franchement, un de mes groupes favoris des ces dernières années. Un de leur morceaux, The Tempest, est même ma sonnerie de téléphone, c'est pour dire (pas mon fond d'écran, mon fond d'écran c'est la couverture du dernier Carcass).

Du coup, quand The Agonist a annoncé faire une tournée en Europe passant par Paris, je n'ai pas résisté et j'ai pris un billet sans trop réfléchir. J'aurais peut être du, parce que qui dit concert, dit assez souvent tête d'affiche et première(s) partie(s). La tête d'affiche, c'est ce que vous voulez voir. Les premières parties, c'est ce qu'on veut vous vendr... faire découvrir.

Ok, je regarde donc rapidement les premières parties au programme : Arsis, ah oui ça me dit quelque chose et Threat Signal, ok, je ne connais pas du tout, mais pourquoi pas. Deux premières parties, donc ; ça va, j'écoute donc un peu ce qu'ils font avant... mmm... ok, c'est mauvais, mais ça sera seulement deux fois une demi heure à souffrir.

Sauf que, en y regardant de plus près, il n'y a pas deux mais quatre premières parties.
Oh. Merdre.
Grandexit et Dawn Heist en plus, j'écoute donc un peu ça aussi... mais la, c'est vraiment dur. Deux heures de groupes sans grand intêret, ça va être long.

Arrive donc le grand soir et première surprise : à Paris, quand ils disent « petite salle », ils ne déconnent pas, c'est tout petit en effet. Remarque, c'est cool, on verra les groupes de près. Ah oui, et pas de vestiaire, vous êtes jeunes, vous mettez vos fringues en tas dans les coins, merci.

Premier groupe, Grandexit. Ok, ils jouent ; pas ensemble, mais ils jouent, c'est déjà sympa de leur part.

Deuxième groupe, Dawn Heist. Ça semble mieux, mais je ne connais pas leurs morceaux. Je n'arrive pas à « rentrer dedans », je laisse mon esprit voguer ailleurs, je pense aux petits lapins qui butinent dans les champs.

Déjà une heure de concert. Je commence à sentir un problème : j'ai mal au dos et rien pour s'assoir, bien sur. Quand on est jeune et qu'on va voir du Metal, on reste debout.

Troisième groupe, Arsis. Ils confirment ce qu'ils font sur albums : la musique est assez sympa, les mecs jouent bien, c'est en place, tout bien mais le chanteur est juste insupportable. Toute l'émotion et les nuances d'une alarme incendie avec le jeu de scène d'un parpaing.

Quatrième groupe, Threat Signal. Bien. Au final, le seul groupe des quatre ou j'envisage d'écouter un peu plus ce qu'ils font (enfin, on verra quoi... il est plus probable que j'oublie complètement leur existence). Les gratteux semblaient à moitié à côté de leurs pompes, mais à part ça, bien. Le chanteur est clairement un point fort du groupe. Et j'ai même reconnu un morceau. Délire.

Deux heures de concert, j'ai le dos en compote, je n'ose plus bouger de ma position, mais peu importe, ça y est, ils vont arriver. Les voilà, The Agonist, rhaaaaa... bonheur !

Et la, c'est le drame. Ils commencent à jouer et je ne sais pas s'ils n'ont pas de retour, si le son est réglé par un quelqu'un qui leur veut du mal, si c'est juste trop fort ou bien les trois à la fois mais le rendu sonore est grosso modo celui d'un marteau piqueur mal accordé tapant dans quelque chose de bien dur. Bizarrement, j'ai instantanément mal à la tête.

Pendant environ les trois premiers morceaux, le son est donc une bouillie inaudible. Ensuite, je ne sais pas si je me suis habitué au volume (mais bordel... pourquoi jouer aussi fort, vous vous prenez pour Manowar ?) ou si ils ont réellement changé quelque chose, mais j'ai commencé à comprendre quelque chose et à « rentrer dedans » et à prendre du plaisir... un peu... quand j'oubliais que j'avais le dos en vrac, un mal de crâne prononcé et que des gens en sueur se collaient contre moi.

Sinon, la prestation en elle même est digne des concerts de maintenant : une heure, pas plus, on rallume rapidement les lumières... pas de rappel, faut pas déconner non plus. (ouais, bon ok... mon dos n'aurait pas tenu beaucoup plus longtemps de toutes façons) Pour le rapport avec le public, on a le droit à « on est content d'être là » et « faites du bruit Paris ». Cool. Faites juste bien attention à ne pas vous tromper dans le nom de la ville quand vous dites ça, ça ferait désordre.

Conclusion, quatre premières parties, c'est trop, surtout quand on ne connaît pas / n'aime pas les groupes qui passent et puis, je suis trop vieux pour ces conneries... mais, j'étais quand même super content de voir The Agonist sur scène. C'est un super groupe avec un super répertoire et j'avoue avoir eu un frisson quand Alissa est arrivée sur scène. Par contre, je suis dégouté d'avoir loupé « Thank You, Pain » noyée dans la purée sonore du début de concert. Voilà, si c'était à refaire, je le referais... en me pointant deux heures plus tard.

dimanche 30 octobre 2011

Retour aux sources.list

Dans ma jeunesse, il y a maintenant des années de cela, j'aimais bien tester différents systèmes d'exploitation, différentes distributions, c'était fun de passer des heures à configurer un système pour qu'il fonctionne un minimum, puis tout jeter et recommencer avec un autre. Et puis un jour, je me suis dit que ça devait aussi être sympa d'utiliser quelque chose plutôt que de seulement installer, du coup j'ai installé une bonne fois pour toute ce que je considérais comme le système parfait : Debian instable.

Après six mois d'utilisation et la troisième fois que le son cessait de fonctionner suite à une mise à jour, j'ai de nouveau décidé de changer pour une nouvelle distribution qui commençait à faire parler d'elle : Ubuntu. Et pendant les 5 (enfin, au moins 5, ma mémoire n'est plus ce qu'elle était...) années qui ont suivi, j'ai mangé de la Ubuntu à toutes les sauces : Ubuntu sur mes machines persos, Kutuntu au boulot, voir même des Ubuntu sur des serveurs et dans l'ensemble l'expérience était plutôt satisfaisante.

Et puis avec le temps et les nouvelles versions tout les 6 mois, j'ai découvert quelque chose de nouveau : les releases sortant avec des bugs critiques connus, identifiés et surtout non résolus. Après m'être fait mal au moins deux fois, j'ai décidé de retarder les mises à jour de mon système, de mettre une marge de sécurité après la sortie d'une nouvelle version ; espérant que les problèmes les plus gênants seraient corrigés pendant cette période.
Cette technique fonctionnait plutôt pas mal et Ubuntu a donc décidé de changer de stratégie pour me frustrer à nouveau : la nouvelle version allait inclure un nouveau gestionnaire de fenêtre spécial Ubuntu et spécialement mauvais aussi, Unity.
Sauf que moi, je suis un vieux con réactionnaire, je veux mon Gnome 2 ! Et donc, j'ai décidé de ne plus changer de version... sauf que bien sur, ce n'est pas une position tenable, même si il y a toujours des mises à jour, elles sont sur de vieilles versions des logiciels et peu à peu, je voyais mon système prendre la poussière.
À côté de ça, Ubuntu a aussi développé des nouvelles fonctionnalités intéressantes comme le système incapable de s'arrêter tout seul (oui, d'autres distributions utilisent un système complètement dépassé qui tue les processus récalcitrants... chez Ubuntu, ou tout est parfait, ils font confiance aux démons pour mettre fin à leur existence seuls...) et qui m'obligeait donc à faire quelques kill à la main avant l'arrêt de ma machine.

L'arrivée récente d'une nouvelle machine dans ma vie a fini de me convaincre qu'il fallait que je me sépare d'Ubuntu et je suis donc retourné à mon amour d'enfance : Debian. Et j'avoue que depuis je vis une union heureuse, stable (ouais, et pourtant j'utilise la version "testing") et pleine de mises à jour réussies.
En plus, cette fameuse nouvelle machine (encore un portable, c'est plus pratique pour prendre le train) a un énorme avantage par rapport à la précédente : pas de pavé numérique ! De la à dire que cela fausse mon jugement...

samedi 3 septembre 2011

Freeplug le dauphin

Je suis abonné Free depuis maintenant de nombreuses années et j'ai, à ce titre, eu le plaisir d'utiliser plusieurs versions de leur fameuse Freebox, et surtout la joie sans cesse renouvelée de migrer de la version précédente à la nouvelle.
Ayant sorti une nouvelle box récemment (enfin, heu... ouais, décembre 2010, pas si récemment en fait...) et tout le monde autour de moi m'expliquant qu'elle allait complètement changer ma vie (d'où le nom « révolution »), je me suis décidé à sauter le pas de nouveau et faire la mise à jour.

Donc, je vous passe les détails, mais je fais l'échange, j'installe et tout se passe à peu près bien... tout étant dans le « à peu près ». En fait, c'est un peu ma faute aussi, je cherche un peu les ennuis ; récemment j'avais souscrit à l'option Multi TV qui permet d'avoir deux gros boitiers moches au lieu d'un seul et donc, de regarder la télé Free sur plusieurs postes.
Ce truc absolument génial permet, par exemple, de regarder « Sauvez Willy » en même temps que vous épluchez des patates, ce qui du coup rend le film vachement plus intéressant.

C'est à ce moment là que j'ai découvert les Freeplug : des boitiers CPL en plus gros et devant être associés (ça ne sert à rien, mais Orange le fait sur ses Livebox, donc ça doit être bien). Avec ma nouvelle Freebox, j'ai reçu de nouveaux Freeplugs, une nouvelle version, plus petits, plus simples d'utilisation, tout ça. Sauf que voilà, pour pouvoir brancher mon boitier supplémentaires il fallait que j'associe un ancien Freeplug à mon couple de nouveaux et, a priori, ils semblaient assez réfractaires pour le plan à 3.

Après avoir cherché un peu sur les forums et trouvé des solutions innovantes telles que danser autour des boitiers en invoquant un dieu sumérien, je me suis décidé à appeler le support Free. Là au niveau 1, je suis tombé sur une demoiselle (sûrement à l'autre bout du monde vu la qualité de la transmission) qui m'a fait refaire (lentement) la plupart des manipulations que j'avais trouvées sur les forums (bon, pas la danse autour des boitiers) ; mais non, toujours pas d'association. Au bout d'un moment, elle décide de me faire passer en niveau 2.

Là, clairement, j'ai affaire à un technicien (en France, en plus) qui rapidement m'explique la bonne procédure pour associer des Freeplug, quels que soient les Freeplug et quelle que soit la situation. Et donc, pour vous faire économisez plus d'une heure de hotline, je vous fournis gratis cette procédure :

Association des Freeplug
  1. Faire table rase sur les Freeplug : chaque Freeplug doit être réinitialisé, surement pour couper une éventuelle association précédente. Pour les nouveaux Freeplug, il faut appuyer 15 secondes sur le bouton lumineux, vous devriez le voir passer à l'orange, puis relâcher. Pour les anciens Freeplug, il faut appuyer sur le minuscule bouton noir pendant 10 secondes, les diodes devraient clignoter, puis repasser au vert.
  2. Une fois que tous les Freeplug (anciens ou nouveaux) ont été réinitialisés, il faut les associer deux par deux. Dans mon cas, j'ai d'abord associé les nouveaux, puis un nouveau avec un ancien. Sur un nouveau Freeplug le passage en « mode association » se fait en appuyant deux secondes sur le bouton lumineux puis en relâchant. Le voyant devrait clignoter jusqu'à ce qu'il trouve un copain. Sur les anciens Freeplug, il faut appuyer au moins une seconde sur le petit bouton noir. Pareil, il devrait clignoter jusqu'à ce qu'il trouve un copain.
Clairement, l'étape cruciale, c'est cette fameuse réinitialisation. Sans ça, pas d'association.

À partir de ce moment, les choses se sont simplifiées. Mon boitier supplémentaire avait accès au réseau mais ne voyait pas le serveur. Ah mais oui, forcément, il faut faire un « hard reboot » : retirer l'alimentation du boitier, appuyer sur un bouton de la façade, rebrancher l'alimentation. On y est presque, le boitier tente de s'installer mais le téléchargement loupe (la fameuse erreur 3), donc nouveau hard reboot... encore et encore, au moins 10 fois en tout. Mais au bout d'un moment, il y arrive et la télé est de nouveau là et je vais de nouveau pouvoir regarder les aventures de mon dauphin préféré dans ma cuisine ! Cool !

Voilà, c'était surement la pire migration de Freebox que j'ai eu à faire, mais bon rien de vraiment terrible non plus. Surtout si vous n'avez pas de boitier supplémentaire. À part ça, ma vie n'a pas changé, mon débit est toujours aussi pourri ;  certaines chaines on l'air de mieux passer sans que je ne comprenne vraiment pourquoi. Par contre, je peux appeler des portables depuis mon fixe, c'est cool parce que je ne consommais déjà pas tout mon forfait portable.

vendredi 27 novembre 2009

Ein verrücktes Wochenende

Two weeks ago, I made up my mind about publishing a new post on every Friday, but... I just failed at doing so last week :) but there's some good reason: I have been busy with two events : the openZIM developers meeting and my mother's 70 birthday.
My journey began on Friday morning at 10:30 when my boss and I took train to Paris, then from Paris to Basel and finally from Basel to Schopfeim where we reach our goal around 19:00. We spent the evening and part of the night eating spätzle and drinking Weißbier while chatting in English, French and German. Well, I didn't talked so much in German as my skills in this domain are limited to "Danke", finding exact spelling of words on Wikipedia and using Google to translate a blog post title.
On Saturday morning, we joined the openZIM work-group up to 11:30 when it was time for us to head back to France. I got home at 20:00 when the second part of my week end began.
De retour chez moi donc, le temps de me rafraichir, de passer une tenue adéquate et de faire la route, j'arrive chez mes parents à 20:45 où je passe la soirée à bien manger (enfin, pas tant que ça, les voyages ça ouvre pas forcément l'appétit) et à bien boire (calva FTW !) ; je pouvais me permettre, je dormais sur place.
Enfin voila, pour résumer c'était un week-end bien rempli, j'ai pas eu le temps de faire un billet :p